23/04/2011

Cerdagne - Natacha Salles, chargée de mission au Contrat de Rivière du Sègre

Originaire de la Vallée de Luchon, Natacha Salles occupe un poste de chargée de mission durant un an à la Communauté de Communes Pyrénées Cerdagne dans le cadre du Contrat de Rivière du Sègre. Nous l’avons questionnée sur sa mission.

Quel est votre formation universitaire ?

Je suis diplômée de Sup Agro de Montpellier. Je suis ingénieur en agronomie, spécialisée en gestion de l’eau. J’ai fait plusieurs stages où j’ai élaboré un projet sur l’ASA de Gignac concernant la problématique de l’eau. J’ai suivi un autre stage au Mexique et enfin en Normandie à la Chambre d’agriculture.

Depuis combien de temps êtes-vous en Cerdagne et quelle est votre mission ?

Je suis au Contrat de Rivière du Sègre depuis fin février et pour un an. Je suis chargée de mission « gestion quantitative ». La gestion de l’eau est une grosse problématique sur le territoire.

Quels sont justement ces problèmes liés à l’eau ?

Il y a en fait des périodes de sécheresse sévères en Cerdagne. Le SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion de l’Eau) qui agit au niveau du bassin Rhône Méditerranée pointe la Cerdagne comme un territoire prioritaire pour mener des actions sur le déficit quantitatif. L’objectif donné par la Directive Cadre sur l’eau est de rapidement mettre en place ces actions.

Quels sont les leviers d’action pour mieux gérer cette ressource ?

Il faut essayer d’améliorer la gestion, qu’il y ait une meilleure concertation entre tous les acteurs pour préserver l’eau et avoir des prélèvements optimisés. La première chose est de faire absolument des travaux sur les canaux. Beaucoup sont vieux et les fuites sont importantes. Mon rôle est donc de faire des demandes de subvention pour engager des réparations. J’apporte donc un appui technique et administratif à ceux qui gèrent les canaux (les ASA, particuliers, mairie) et organise une concertation avec les acteurs.

Il faut également coordonner les prélèvements…

Oui et d’ailleurs je vais faire un plan de gestion des différentes rivières de Cerdagne pour avoir une meilleure cohérence entre tous, par exemple en mettant en place des tours de prélèvement d’eau entre les différents périmètres irrigués.

Avez-vous commencé votre action sur le terrain ?

Oui, j’ai commencé par le Bassin de l’Angoustrine. Egalement, en ce moment, un travail porté par l’Agence de l’Eau étudie les volumes prélevables. Cette étude déterminera équitablement le volume en eau attribué aux différents usages.

Cette étude va concrètement déboucher sur quoi ?

Quand cette étude des volumes prélevables sera sortie, on devrait aboutir à un plan de gestion concerté de la ressource à l’échelle de la Cerdagne, tout en incluant la dimension transfrontalière du territoire.

Natacha Salles.jpg

Dans un pays aussi vert, le déficit en eau est étonnant..

Pourtant, c’est le cas malgré la neige et la pluie printanière. L’eau est une denrée très précieuse ici. Peu de gens en ont conscience et pourtant il faut vraiment la gérer au mieux car un jour, elle fera peut-être défaut.

Propos recueillis par Frédérique Berlic

Natacha Salles sera pendant un an en Cerdagne pour mener des actions sur la gestion quantitative de l’eau. Soumise à des périodes de sècheresse sévères, la Cerdagne est un territoire prioritaire dans les actions d’amélioration de la gestion de l’eau.

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