26/09/2011

Haut-Conflent - Fontpédrouse-Thuès : voyage au centre de la terre

Chaque année à pareille époque, le Groupement de la Vallée de la Têt de la SHEM GDF SUEZ fait ce qu’on appelle un arrêt-vallée. Les galeries d’amenée, vidangées font l’objet d’une visite pointue.

Les galeries d’amenée d’eau du Groupement de la Vallée de la Têt font rarement l’objet de visites si ce n’est de la part des employés. Nous avons eu le privilège de visiter ces galeries. En cette période de l’année, plus une goutte d’eau n’est turbinée dans les centrales hydro-électriques. Les installations sont vidangées. Le but : faire la visite et l’expertise de l’état du génie civil pour faire des travaux immédiats selon l’urgence ou les prévoir l’année suivante.

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Les turbines de l’usine de Fontpédrouse vues de dessous

Près de 30 kms de galeries

Qui aurait pu penser que, longeant la RN116, de Fontpédrouse à Thuès, se trouvaient des kilomètres de galeries creusées par l’homme au début des années 1940 ? Un travail exceptionnel à la hauteur des ouvrages d’art visibles en extérieur tels que ponts et tunnels. Tout a été construit dans la même optique : faire rouler le Train Jaune (opérationnel en 1910) même si en 1946, l’énergie produite servait en plus, à l’électrification des villages de la Vallée de la Têt. La trentaine de kms de galeries dimensionnées en fonction des débits que l’on veut emmener, varie de 3m3 à 7m3/seconde d’eau.

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Antonella Quadri et Hervé Carmelez vérifient la paroi des galeries

Construites dans les années 1940

Partis de l’usine de Fontpédrouse en compagnie d’Hervé Carmelez, chef de Groupement Vallée de la Têt et Antonella Quadri, conducteur de travaux de Génie Civil également du Groupement, la visite est exceptionnelle. On ressent à chaque pas, le travail de ces hommes il y a 70 ans, avançant à coup de dynamite dans le schiste. Les traces des rails sur lesquels reposaient les wagonnets remplis de déblais du percement sont encore visibles au sol. « Ce qui m’étonnera toujours, c’est la qualité exceptionnelle de l’ouvrage » nous dit Antonella. Employée au groupement de la Têt depuis 2000, elle connaît chaque centimètre carré des galeries, des usines et des barrages et consacre ses journées à l’entretien des installations.

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5,3 km de galeries entre Fontpédrouse et Thuès

3 à 4 semaines de travaux

De nombreux ouvrages jalonnent les galeries : déversoir, ouvrage de réglage, syphons, pont-canal, prise d’eau et au bout de la galerie de la branche Têt, l’impressionnante chambre d’eau de Thuès d’où part une conduite forcée2 - la chambre d'eau de Thuès.jpg. « Il faut 3 à 4 semaines de mise hors d’eau en fonction de l’ampleur des travaux. Les usines hydro-électriques ne fonctionnent pas et paradoxalement, c’est la période de la plus forte activité et tout le personnel est réquisitionné. On a même du renfort de l’atelier spécialisé de Laruns qui fait les grosses réparations » nous dit encore Hervé Carmelez.

Un plus pour les entreprises locales

La politique de la SHEM GDF SUEZ reste inchangée quant à l’impact voulu sur l’économie locale. Ainsi, les travaux annuels de génie civil sont-ils réalisés par une vingtaine d’entreprises locales. « Le montant des travaux s’élève à plusieurs centaines de milliers d’euros » précise Antonella. Un plus non négligeable pour les entreprises spécialisées de la Vallée de la Têt et de Cerdagne. L’eau turbinée à chaque usine, terminera dans le barrage de Vinça, propriété du Conseil Général. Cette fois-ci, l’eau sera uniquement utilisée pour l’agriculture de la plaine roussillonnaise.

légende générale : Une fois par an, l’arrêt-vallée, avec la vidange et la visite des installations concerne les aménagements de La Cassagne, Fontpédrouse, Thuès et Olette. Le Groupement de la vallée de la Têt a une capacité de production de 200 Gw/h annuels.

21/03/2011

Cerdagne - Dans les entrailles du Barrage des Bouillouses

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Le Barrage des Bouillouses est centenaire. Construit de 1906 à 1910, c’est un ouvrage magistral construit en moellons de granit. Il est l’objet de toutes les attentions et surveillé quotidiennement par une équipe de la Société Hydro-électrique du Midi. Nous l’avons suivie au cœur du barrage.

En été comme en hiver, le Barrage des Bouillouses doit être accessible. Tous les 15 jours, au minimum en hiver, une équipe vient de l’usine hydro-électrique de La Cassagne repérer si des désordres ne sont pas intervenus dans l’imposant ouvrage. C’est avec une chenillette amphibie canadienne que la montée (sportive!) se fait, de l’usine des Aveillans jusqu’au site des Bouillouses. L’endroit, grandiose l’été est encore plus majestueux l’hiver. Le Péric et le Carlit sont pris dans une tempête de neige et le lac, entièrement gelé, donne une impression d’immensité. Il est aussi très bas. « C’est normal, c’est la période des lâchures. Mais il y a une hauteur à respecter, 2 mètres minimum, pour alimenter Font-Romeu en eau potable, favoriser les ponctions pour les canons à neige et également assurer la sauvegarde piscicole, en l’occurrence, la truite arc-en-ciel des Bouillouses » nous dit Richard Brinon, contremaître d’exploitation à la Cassagne et en charge de la sécurité du barrage. Après une visite extérieure du site, c’est l’immersion dans le cœur même du barrage, un centenaire bien en forme.

Un barrage qui vit

cerdagne,angoustrine,barrage des bouillouses,société hydroélectrique du midi,shemLe personnel de la SHEM, Richard Brinon et Hervé Carmelez, chef de groupement de la Vallée de la Têt sont intarissables sur l’eau en général et le barrage en particulier. Mais comme tous ceux qui ont eu la chance de rentrer dans les galeries du barrage, ils sont toujours aussi admiratifs du travail effectué par les ingénieurs du début du 20e siècle. Cependant, ce barrage poids (qui résiste à la poussée de l’eau par son poids d’où son nom) est soumis à une multitude de contrôles. Dans le puits central, des appareils de mesure qui semblent archaïques, sont d’une justesse redoutable : un pendule direct et un pendule inversé permettent de mesurer le déplacement amont et aval du barrage. « Il est de l’ordre de quelques millimètres, dû aux taux de remplissage et aux amplitudes thermiques» nous dit Richard Brinon. C’est ce qu’on appelle un barrage vivant ! Les piézomètres quant à eux, sont installés dans les fondations et mesurent la sous-pression, danger majeur qui guette les barrages poids.

L’eau pour qui ?

Le barrage a été construit en deux étapes, surélevé de 1945 à 1948 pour en augmenter la capacité. A cerdagne,angoustrine,barrage des bouillouses,société hydroélectrique du midi,sheml’intérieur du barrage, la répartition de l’eau s’effectue par deux conduites : celle de diamètre 500 alimente en eau potable Font-Romeu et un piquage sert aux canons à neige, la conduite diamètre 1000, alimente la centrale des Aveillans et turbine jusqu’à Villefranche. « A l’origine, c’est la Compagnie du Midi, décidant d’électrifier des lignes de chemin de fer de montagne des Pyrénées qui gère le barrage ainsi que l’usine de la Cassagne. Tous deux sont destinés à alimenter le Train jaune. L’eau du barrage sert également à l’irrigation de la plaine du Roussillon » rappelle Hervé Carmelez. Un gros effort de colmatage a été entrepris.  Déjà dans les galeries qui longent le barrage de part en part puis à l’intérieur du parement amont où une bâche Carpi a été installée. L’eau est une denrée précieuse, ce n’est pas à ces chasseurs de fuites qu’on l’apprendra !

 

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A droite, la conduite alimentant Font-Romeu.     

 

Quelques chiffres :

1ere phase, 1910 : longueur de 252 m, crête déversoir à 2013 NGF, capacité 13 millions de m3. 2eme phase, 1945 à 1948 : longueur 364 m, crête déversoir à  2016,16 NGF, capacité 17,5 millions de m3. Le barrage se remplit deux fois par an. Alimentation en eau potable de Font-Romeu : 500m3/heure pour un volume maximum de 1 160 000 m3/an. Alimentation des canons à neige : 1500 m3/heure pour 540 000m3 par saison (soit 2% de la capacité x2 du barrage)

 

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Le barrage des Bouillouses pourvoie Font-Romeu en eau potable et assure le fonctionnement des canons à neige de la station de ski. Achevé en 1910, surélevé 35 ans plus tard, sa construction en moellons de granit est remarquable. Il est bourré d’électronique, et chaque désordre est enregistré, analysé sur place mais aussi à l’usine de la Cassagne, grâce à la télésurveillance, à Toulouse et même Grenoble. Un centenaire sous haute garde, très rarement ouvert aux visites.

 

10/02/2011

Cerdagne - Ceux qui font bouger la Cerdagne

 Culture, sport, associations, ils font bouger la Cerdagne. Ces hommes et ces femmes s'investissent pour une Cerdagne qu'ils apprécient. En voici vingt parmi tant d'autres qui oeuvrent au quotidien dans des domaines divers comme le sport, le milieu associatif, l'économie ou la culture. Vous les connaissez certainement.

Pierre Campmajo et Denis Crabol, archéologues et défenseurs du patrimoine cerdan

1 Pierre Campmajo et Denis Crabol.jpg

Pierre a démarré ses 1eres fouilles en 1968. Denis a commencé l’archéologie avec lui en 1979 et devient président du Groupe de Recherches Archéologiques de Cerdagne qui vient de fêter ses 30 ans. Avec Christine Rendu, chercheur au CNRS et spécialiste du pastoralisme de haute montagne, le trio cerdan a mis en valeur les A.T.P. en créant le musée de Cerdagne, organisé de nombreuses expositions, classes patrimoine, conférences… L’oppidum protohistorique de Llo, est devenu la référence pour l’Age du Bronze/Age du Fer pour tous les sites archéologiques de montagne.

Jean-François Banet, président de l’Union sportive d’Estavar2 Jean-François Banet.jpg

Connu comme le loup blanc, président de l’Union Sportive d’Estavar depuis 26 ans, il a fait connaître taekwondo ou encore judo à de nombreux jeunes. Organisateur hors pair (il a l'organisation de  deux championnat de France UFOLEP de pétanque), il a été décoré de la médaille d’or du bénévolat et de la médaille d’or de la Jeunesse et des Sports. Sa plus grosse satisfaction : avoir fait découvrir sur la course d’Estavar, le catalan de Puigcerda José Hermida, champion du Monde VTT en 2010.

 

3 Gérard Haverland.jpgGérard Haverland, musicien et sportif

Il est tout simplement à l’origine du biathlon dans le département. « Les frères Fourcade, je les ai connu hauts comme trois pommes ! ». Président du ski de fond et du biathlon au comité régional des Pyrénées de 1984 à 2002, Gérard a été douanier 30 ans en Cerdagne. Mais son dada, c’est la musique. Excellent clarinettiste, il vient de se voir décerner la médaille d’or par la Fédération Musicale de France, pour 50 années d’implication dans de nombreuses actions musicales. 

 

 

4 Jacques Obradors.jpgJacques Obradors, marcheur

Arrivé à la Retirada en 1939, il a été agriculteur, a travaillé à la Mine de Porté-Puymorens ou encore comme chauffeur à Osséja. Il a mis en valeur la montagne qui l’a vu arriver en Cerdagne en créant La Marche des Contrebandiers qui a fêté ses 20 ans en 2010. Chaque année, des randonneurs partent alternativement d’Osséja ou de Castellar de N’Hug en Catalogne et parcourent 25 kms. Jacques s’est vu décerner plusieurs distinctions par les Catalans pour son travail sur cette randonnée mythique.

 

5 yves Deljarry.jpgYves Deljarry, pompier volontaire

Caporal chef à la caserne de Latour de Carol, ce chef cuisinier a consacré plus de 30 ans de sa vie aux pompiers. Chef de centre de 2000 à 2003, il dit avoir beaucoup de plaisir à faire partie de cette grande famille. Les évènements qui l’ont le plus marqué : l’immense feu qui a ravagé la montagne carolane en 1986 et l’accident de bus du tourniquet à Ur. Il a reçu la médaille d’or des 30 ans de service le 14 juillet 2010. A travers lui, ce sont tous les sapeurs pompiers volontaires qui sont à l’honneur.

 

 Madeleine Rigail, responsable des Restos du Cœur6 Madeleine Rigail.jpg

En 2003, elle devient responsable du Centre des Restos du Cœur d’Osséja, ouvert il y a 12 ans. Deux points d’accueil supplémentaires ont ouvert leurs portes : à Matemale et récemment à Font-Romeu. Ce sont 60 familles en difficulté qui sont aidées à chaque campagne et une équipe de 20 bénévoles leur réserve un accueil des plus chaleureux, distribuant chaque vendredi de l’alimentation mais aussi divers produits de première nécessité. Un relais indispensable en Cerdagne et Capcir.

  

7 Mado Gaurenne.jpgMado Gaurenne, présidente de Relais-Activités

Habitante de Saint-Pierre-dels-Forcats, elle est depuis 1999, présidente de Relais Activités, association d’insertion par le travail qui vient de fêter ses 20 ans. Relais Activités a donné naissance à deux structures supplémentaires : Proxi’s et ARES. Grâce à un intense travail d’équipe, ces trois structures proposent 50% de l’offre d’insertion en Cerdagne et Capcir. Mado a reçu en juin 2010, la médaille d’argent du bénévolat associatif pour 20 années de service.

 

 Mercédès Marty, responsable Croix-Rouge et Don du Sang8 Mercédes Marty.jpg

En 1975, elle devient responsable de l’antenne de la Croix-rouge pour la Cerdagne, le Capcir et le Conflent. Un gros travail pour Mercé qui avec toute son équipe de bénévoles, trie le linge apporté à l’antenne, s’occupe du courrier des SDF et confectionne des colis alimentaires en hausse de 38% en 2010. Elle est également secrétaire du bureau de l’association catalane des donneurs de sang bénévoles de la section Cerdagne-Capcir.

 

9 Daniel Hernandez 2.jpgDaniel Hernandez, chercheur et écrivain

Originaire d’Ouveillan dans l’Aude, il arrive en Cerdagne en 1971. Ingénieur de recherche au CNRS au Four Solaire d’Odeillo, son brillant travail sur les méthodes de mesure de températures en environnement sévère pour le solaire et réacteur nucléaire a été récompensé d’un Cristal. Mais ce sont ses polars à succès qui ont pour toile de fond la région qui lui vaudront d’être accepté par les Cerdans. Croix de Sang au Grand Hôtel, Les vendangeurs du Caudillo, la Bastos du Barca et Le loup des Cathares ont tous été réédités.

 

Rose de Montella

10 Rose de Montella.jpgUne femme parmi les hommes, engagée dans le monde agricole depuis 40 ans. Femme de cœur, concernée par la santé et le bien être des populations de Cerdagne et Capcir, Rose est présidente depuis 10 ans de l’association Joseph Sauvy, qui rayonne sur l’ensemble du département avec 28 structures et plus de 1000 salariés. En Cerdagne, l’association a piloté le pôle gériatrique de Cerdagne. La maison de santé médicale Joseph Sauvy et le centre de rééducation des Escaldes se regroupent pour constituer sous peu, le pôle santé de Err 

 

11 claude martinez.jpgClaude Martinez, excursionniste

Ancien prof. de sport au collège Cerdanya, il lance en 1980 le Groupe excursionniste de Cerdagne, favorisant l’accès à la montagne aux enfants de 11 à 17 ans, issus du secteur scolaire local. Entouré d’une solide équipe de bénévoles, il a emmené les enfants à la découverte des Hautes-Pyrénées, Laponie, Maroc, Népal, Canada et Chine. Les jeunes accompagnent des personnes handicapées en montagne via la Fundacio Adis de Puigcerda. Le groupe part en 2011 découvrir la Sierra Nevada et fêtera sa 500e randonnée.

 

 

Germain Malé, chef de choeur12 Germain Malé.jpg

Chercheur au CNRS à la retraite, cofondateur voici 40 ans et, depuis, chef de choeur bénévole de la chorale mixte de Saillagouse Les Camillères d’expression exclusivement catalane. Sous sa direction, cet ensemble a représenté la Cerdagne en de nombreux lieux des terres catalanes et en diverses régions de France jusqu’en Sardaigne et Iles Canaries. Il a participé à des émissions de télévision et gravé plusieurs disques. Son action en faveur de la culture catalane lui a valu, voici quelques années, le titre de Cerdà de l’Any.

 

13 Sylvie Candau.jpgSylvie Candau, chargée de patrimoine

Archéologue de formation, cette parisienne tombe amoureuse du département il y a maintenant plus de 30 ans. Après avoir occupé, entre autres choses, le poste de conservateur bénévole du cloître d’Elne, elle se pose à l’O.T.de Mont-Louis où elle travaille avec Magali Deixonne. J.-M Larmet, alors maire lui confie la mise en valeur du patrimoine de la cité. En juillet 2008, grâce à l’inventaire archéologique de la citadelle, les Fortifications Vauban sont inscrites à l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité.

 

Les Toques Blanches de Cerdagne, chefs cuisiniers

14 Les 3 Toques blanches du roussillon en Cerdagne.jpgMettre en valeur les produits de Cerdagne et Capcir : voilà leur crédo. Nos trois chefs cerdans, ont, tour à tour, intégré les Toques Blanches du Roussillon. Ils dynamisent l’art culinaire tout en maintenant, promouvant et diffusant la cuisine et le savoir faire culinaire du département. François Will, chef de la Chaumière à Font-Romeu, Christine Isidro, chef au Luvintia à Bourg-Madame et Jean-Luc Planes, chef à la Vieille Maison Cerdane à Saillagouse proposent une cuisine riche de contrastes et de saveurs originales.

 

15 Jordi Pere Cerda.jpgJordi-Pere Cerda, romancier, poète et dramaturge

Né à Saillagouse sous le nom d’Antoine Cayrol, c’est un fervent défenseur de la catalanité. Engagé dès son plus jeune âge, résistant durant l’Occupation, il a joué un rôle de tout premier plan dans le développement de la culture et de la langue catalanes. Dès 1950, il publie des romans, poésies et pièces de théâtre. Cet engagement lui vaudra le prix littéraire barcelonais Escriptor de l’Any, la Croix de Sant Jordi, le Prix d’honneur des Lettres Catalanes. La première chanson en catalan composée par Jordi Barre est un texte de Jordi Pere Cerda.

 

16 Elfie Arnaud.jpg Elfie Arnaud, championne de pentathlon moderne

En août 2010, Elfie était au CNEA de Font-Romeu en entraînement avec l’équipe de France de pentathlon moderne. Quelques semaines plus tard, elle devenait, avec ses coéquipières, championne du monde par équipe à Chengdu en Chine. Pour ses performances sportives, cette jeune bolquérienne licenciée à Paris était reçue en janvier, au palais de l’Elysée par Nicolas Sarkozy qui y souhaitait ses meilleurs vœux au monde du sport. A 22 ans, Elfie, actuellement à l’INSEP, a encore de belles années sportives de haut niveau devant elle.

 

17 Christiane Raess.jpgChristiane Raess, Madame anti-séneçon

Elle est en guerre contre le Séneçon du Cap, plante invasive jaune qui peut, par sa prolifération, créer des problèmes socio-économiques dommageables en quelques décennies. Christiane, avec le concours de la Réserve Naturelle d’Eyne, l’aide de la mairie et des habitants, a engagé des actions d’arrachage pour endiguer la progression du séneçon. Au pays de la Vallée des fleurs, cette initiative a pour but de préserver la richesse du patrimoine agricole et du patrimoine naturel. 

 

 

DJ Whyt, maître de la nuit

Le roi de l’electro-house a conquis les boîtes de nuit cerdanes et capcinoises. A tout juste 20 ans, DJ Whyt18 DJ Whyt.jpg fait chauffer les dance floor. Résident au Pub Saint-Paul à Font-Romeu. Il habite La Cabanasse depuis toujours. Elève quelque temps à l’école de DJ Academix de Perpignan, il a vite fait montre d’une grande maîtrise technique et d’un bon sens du rythme. Remarqué lors de prestations nocturnes, on demande notre Cerdan au-delà du département et c’est désormais à Toulouse ou Montauban qu’il mixe avec talent.

facebook : djwythbysaintpaul

 

19 Jean-Louis Blanchon.jpgJean-Louis Blanchon, historien

Monsieur Histoire de Cerdagne, c’est lui ! Erudit reconnu, historien, il sait tenir une assemblée en haleine des heures durant. Spécialiste des cinq derniers siècles d’histoire cerdane, il a écrit une soixantaine d’articles et ouvrages dès 1964. Il a consacré de nombreux articles à la guerre civile espagnole et à la Cerdagne pays-frontière, aux églises romanes et gothiques de la région. On peut le retrouver ce mois-ci dans le magazine Terres Catalanes dans un article consacré aux peintures murales romanes.

07/02/2011

Cerdagne - Haut-Conflent - Sauto - Les vœux à la Centrale Hydro-électrique de la Cassagne

cerdagne,haut-conflent,société hydroélectrique du midi,shem,la cassagneLes dirigeants de la Société Hydro-Electrique du Midi ont à nouveau invité élus et partenaires pour une cérémonie de vœux au site de la Cassagne. Des vœux entre optimisme et déception. 

La Société Hydro-Electrique du Midi (S.H.E.M.) du site de la Cassagne organisait sa traditionnelle cérémonie de vœux. Pour ceux qui ne connaissaient pas l’endroit, les employés du site se sont prêtés à une visite guidée des installations. Petit rappel de l’Histoire : exploité par la Compagnie des Chemins de Fer du Midi dès 1909, puis la SHEM filiale créée en 1929, c’est l’ouvrage des Bouillouses, implanté à 2000 m d’altitude qui constitue l’élément essentiel du complexe hydroélectrique de la Vallée de la Têt. Le barrage et la retenue des Bouillouses, édifiés entre 1904 et 1909 ont été construits à l’origine pour alimenter le Train jaune. Depuis, cette installation remplit un triple objectif : la production d’électricité, l’alimentation en eau potable et l’irrigation des cultures.

Bilan des actions

Après cette courte visite, direction la salle de réception où est intervenu Claude Girard, directeur général decerdagne,haut-conflent,société hydroélectrique du midi,shem,la cassagne la SHEM, groupe GDF SUEZ. Ce dernier a fait le bilan 2010 des actions entreprises sur le groupement des usines de la Vallée de la Têt. En terme de travaux, il a été entrepris une révision générale du groupe N°1 à Olette et La Cassagne avec une reconstruction de la partie alternateur des machines, la réalisation d’une nouvelle prise d’eau à Joncet, le remplacement des transformateurs contenant encore de la pyralène à Angoustrine, la création d’une déchetterie et d’une huilerie dans le cadre de la certification environnementale ISO 14 001. Le rendez-vous majeur en tant qu’évènementiel a été le Centenaire du Barrage des Bouillouses et de l’Usine de la Cassagne.

« Une taxe aberrante »

Claude Girard a mis en avant les dépenses pour la vallée de la Têt, la politique d’embauche au niveau valléen et le travail des professionnels locaux « Nous favorisons les entreprises locales en les associant à notre propre développement ». En revanche, le directeur général n’a pas mâché ses mots quant à la mise en place de la nouvelle taxe. « La taxe professionnelle avait deux bases : l’une foncière et l’autre assise sur l’investissement. J’ai deux mauvaises nouvelles. La première, en ce qui nous concerne, c’est que nous allons devoir payer davantage pour la partie investissement de la taxe professionnelle antérieure. En second lieu, quitte à payer plus, autant que ce soit en faveur des collectivités territoriales, or ça ne sera pas le cas ». La taxe IFER sera de plus calculée de la même façon pour les usines qui font de la pointe et les usines au fil de l’eau. « Nous faisons partie de l’énergie de pointe, et en ayant trois fois moins de production que les usines au fil de l’eau, on payera la même chose. Cela nous pénalise alors que l’on parle de revaloriser l’énergie de pointe ».

Claude Girard a évoqué l’enjeu majeur et vital pour la SHEM qu’est le renouvellement des concessions hydroélectriques, ouvert à la concurrence. « Nous sommes confiants. De par la connaissance du tissu local, la connaissance des ouvrages, et le fait que nous réfléchissons depuis plusieurs années sur ce que nous pouvons faire de mieux, nous avons tous les éléments pour proposer les meilleures offres ».

 

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Après avoir renouvelé ses vœux, Claude Girard a invité l’assemblée à partager le verre de l’amitié et un copieux buffet.

 

23/11/2010

Cerdagne - Llo - 2e conférence ce jeudi Soirées des Lumières : Controverse climatique, réalité et fiction présenté par Guy Jacques

Guy Jacques.jpgEncore un sujet d'une brûlante actualité, pour la deuxième conférence des Soirées des Lumières, à la salle polyvalente de Llo. Le tout récent rapport publié par l'Académie des Sciences conclut à la responsabilité indiscutable du C02 dans le réchauffement de l'atmosphère et à la responsabilité humaine dans les émissions du CO2.

La polémique entre les « réchauffistes », « les climatosceptiques », parmi lesquels, en figure de proue, Claude Allègre, est-elle pour autant terminée ?

Pour répondre à cette question, les organisateurs du cycle de conférences ont fait appel à un éminent spécialiste, Guy Jacques, auteur d'ouvrages tels que « Explique-moi....le climat », ou « le changement climatique ». Ce chercheur en écologie marine, aujourd'hui directeur de recherche honoraire au CNRS, a dirigé de nombreuses campagnes océanographiques en Méditerranée et dans l'Océan Antarctique. Grâce à son travail au sein d'équipes pluridisciplinaires, il a élargi son champ de compétences au point d'être devenu un vulgarisateur hors pair sur des sujets comme le cycle de l'eau, du carbone, le développement durable, le lien entre l'océan et l'atmosphère et bien sûr le climat.

Pour être vraiment informé sur le réchauffement climatique et les thèses en présence, voilà une conférence et le débat qui suivra qu'il ne faut pas manquer !

Renseignements : 04 68 04 15 47 - Entrée libre

Jeudi 25 novembre 2010 à 20h30  à la Salle polyvalente

10/10/2010

Cerdagne-Haut-Conflent - Saint-Pierre-dels-Forcats

explications devant le chalet.jpg

En 2009, une démarche pilotée par le Parc Naturel Régional, le pays Terres Romanes et Jean-Louis Alvarez, élu référent au PNR et président de la commission énergie Eco-construction aboutissait à la création du Club éco-construction. Il s'est avéré que de nombreux artisans se trouvent sur le territoire du PNR Pyrénées Catalanes et le but du club est de les y faire se rencontrer. Ce club, ouvert aux professionnels du bâtiment, aux élus et d'une manière générale à tous les acteurs de l'éco-construction (associations, CAUE, conseil général, chambres consulaires, chantier d'insertion, banques..) se réunit afin que tous partagent leurs expériences et échangent sur cette thématique. L'objetcif du PNR est de faire émerger sur le territoire, la demande en éco-construction de bâtiments.

L'Orry du Cambre d'Aze

Après s'être réuni à Casteil, Bolquère, Taurinya, Planès et Fuilla, le Club s'est rencontré à Saint-Pierre-dels-Forcats. Comme pour les autres rencontres, la réunion a débuté par la visite d'un projet exemplaire en termes de performance énergétique, en l'occurrence le chalet biologique des Orrys, propriété de M. Pomarède. Le bâtiment est un gîte touristique de 180 m2 habitables dont la structure bois a été construite par BATIMOB, entreprise d'Egat. M. Pomarède a expliqué comment il avait compensé l'installation de spa ou jacuzzi, à la base énergivore. La mise en place de panneaux photovoltaïques et les investissements en terme d'isolation aboutissent à un chalet remarquable alliant moderne et traditionnel et qui a conquis les personnes présentes.

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Le Club éco-construction s'est ensuite réuni dans une salle de Saint-Pierre-dels-Forcats. Le but est de partager les expériences des artisans présents mais aussi de les fédérer pour mieux répondre aux demandes du marché de l'éco-construction dont on n'hésite pas à dire qu'elle est l'avenir de l'artisanat.

16/09/2010

Cerdagne - Les Bouillouses : La SHEM fête le centenaire du barrage le plus célèbre des Pyrénées

expo les 100 ans.jpgUne semaine avant les Journées Européennes du Patrimoine, la SHEM groupe GDF SUEZ a célébré le centenaire du barrage des Bouillouses construit entre 1903 et 1910 . Exposition, film, visite guidée étaient au programme de cette journée.

claude Girard.jpgLes Bouillouses - Au début du 20e siècle, nait l'idée du barrage des Bouillouses même si la construction d'un tel ouvrage dans la haute Vallée de la Têt était prévu depuis 1845 par le ministère de l'agriculture. Le but était de régulariser le régime de la Têt, spécialement en vue des arrosages qui jouent en Roussillon un rôle particulièrement important. Mais le barrage et l'usine de La Cassagne ont été essentiellement pour fournir de l'eau potable et alimenter les lignes électriques du train jaune. L'arrivée du Canari des montagnes est née de la volonté farouche des élus du canton et des conseillers d'arrondissement de voir la Cerdagne sortir de son enclavement. Emmanuel Brousse, conseiller général de Cerdagne puis député des Pyrénées-Orientales fut l'un des plus fervents défenseurs de ce projet. L'ouvrage des Bouillouses et l'usine hydro-électrique de la Cassagne, construite pour alimenter le train seront exploités dès 1903 par la Compagnie du Midi puis par la SHEM (Société Hydrolélectrique du Midi) créée en 1929.

Une célébration en forme d'hommage

La SHEM, groupe GDF SUEZ a décidé de marquer le centenaire du barrage tout d'abord en organisant une journée à destination des élus et des partenaires. La réception était parfaite sur le site du barrage et nombreux sont ceux qui ont répondu à l'invitation de l'entreprise. C'est avec plaisir et émotion que Claude Girard, directeur général de la SHEM a accueilli les invités, tout d'abord lors de l'exposition photos de Noël Hautemanière « Un siècle de vie sur le barrage et l'usine La Cassagne ». Cette exposition regroupe également des photos anciennes rassemblées par Jean-Claude Bosc, retraité de la SHEM et le cinéaste Patrick Boudet.  Ce dernier présentait un court métrage « 24h au cœur du système hydroélectrique de la Vallée de la Têt », film passionnant qui laisse la parole aux employés, conscients d'être légataires d'un patrimoine magnifique.

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Claude Girard a mis au centre de la construction du barrage et des ouvrages de la vallée de la Têt « la mémoire des pionniers de l'hydroélectricité à l'origine de notre entreprise. Nous rendons hommage à la justesse d'une telle démarche : l'intégration dès la conception de l'ouvrage, des divers usages de l'eau et l'ancrage territorial de notre entreprise qui dès ses origines a choisi de lier son développement à celui de ses territoires d'implantation ». Ce sont surtout des hommes et des femmes, 5000 personnes, provenant des communes environnantes, de la Catalogne du Nord et du sud et de toute l'Espagne, d'Italie et d'autres départements français qui ont travaillé pendant 7 ans à la construction du barrage, de l'usine, de la voie de chemin de fer avec ses ouvrages d'art, ponts, viaducs. 100 ans après, les élus de Cerdagne et Capcir, Haut-Conflent le sénateur Paul blanc, la vice-présidente du conseil Régional Hermeline Malherbe-Laurent, étaient là, pour célébrer ce site exceptionnel, emblématique de l'histoire de la Vallée de la Têt et de la Cerdagne.

NB. Samedi 18 et dimanche 19 septembre. Dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine Exposition et portes ouvertes au grand public de 10h à 17h, entrée libre. La Société Hydroélectrique du Midi organise une exposition sur le centenaire des Bouillouses et propose des visites guidées de l'Usine des Aveillans et des explications au pied du barrage.

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Le livre du centenaire

le livre du centenaire.jpgUn ouvrage exceptionnel a été édité pour les 100 ans du barrage des Bouillouses et de l'Usine La Cassagne. Ce livre de 348 pages est l'œuvre d'André Durban, ancien de la SHEM, chef de poste à l'usine La Cassagne. Centenaire Les Bouillouses, l'Usine de la Cassagne est un document interne dont le but est la reconstitution des archives (perdues en partie durant les guerres) concernant ces constructions.  Cet ouvrage, non commercialisé, a pour point fort de s'appuyer sur les collections de photos ou cartes postales anciennes des plus grands cartophiles de France. Des images mais aussi croquis, extraits de plans, lettres, documents de toutes sortes nous font plonger dans le contexte de l'époque. Un recueil de documentation impressionnant et indispensable. Si vous êtes en possession de photos de construction de ces deux ouvrages ou des autres usines hydroélectrique de la HauteVallée de la Têt (Aveillans, Fontpédrouse, Thuès Olette, vous pouvez contacter André durban andre.durban@shem.fr ou durban.andre07@orange.fr Tel : 06 31 64 69 35  ou  bur. : 05 61 17 15 69