27/06/2011

Cerdagne - Font-Romeu - Le grenat catalan s’allie à l’énergie solaire

La Confrérie « le Grenat de Perpignan » perpétue et protège le seul savoir-faire qui est garant de la qualité du bijou emblématique catalan. S’élevant contre l’apparition de copies moulées fantaisistes, elle a voulu dévoiler au grand jour, par une action symbolique, cette pratique qui vise à tromper les profanes. Sous le thème « Nos doigts d’artisans peuvent travailler en tout lieu », les membres de la confrérie sont venus au four solaire d’Odeillo pour démontrer que leur savoir-faire allie techniques modernes, tradition et écologie.

au pied des héliostats.jpg

Ils étaient une soixantaine de la Confrérie « le Grenat de Perpignan » à venir de la plaine assister à une expérience inédite. Faire fondre de l’or au Grand Four solaire d’Odeillo pour fabriquer un bijou, réceptacle du fameux grenat catalan.

Un savoir-faire ancestral

Les bijoutiers de la Confrérie, répartis sur l’ensemble du département, dénoncent depuis quelques temps la fabrication de copies moulées de ces bijoux fabriquées en série à l’aide de machines et revendues en grande surface et chez certains bijoutiers. Pour le président de la confrérie Jacques Creuzet-Romeu « cette commercialisation usurpe la réputation, l’histoire, le vocabulaire traditionnel et artisanal qui se rattache à nos bijoux, en bafouant la tradition du montage qui est à la base du cahier des charges de fabrication de notre confrérie ». Les membres de la confrérie entendent bien mettre en exergue leur savoir-faire. Après avoir fabriqué des grenats à Tautavel, Argelès, les voilà en montagne mais pas spécialement dans la fraîcheur légendaire de Cerdagne.

jean-michel calvet.jpg

Arrivés en train jaune

Dans la bonne humeur générale, les bijoutiers sont arrivés jusqu’au four solaire d’Odeillo en train jaune. Au four solaire, c’est Serge Chauvin, co-gérant d’Héliodyssée qui a pris en charge le groupe, pressé de voir le bijou sera serti de grenats.jpgaboutir une expérience aussi spectaculaire qu’inédite. C’est au petit four solaire que l’opération s’est déroulée sous les yeux ébaubis des membres de la confrérie. Jean-Michel Calvet, bijoutier à Prades, a monté l’opération technique et a eu la primeur de la fabrication du premier bijou. Lunettes de soudeur obligatoires devant le petit four solaire où la température devient vite intenable. Là, le bijoutier dépose une goutte d’or dans un creuset. Le faisceau des rayons concentrés du soleil fait monter la température à 1060/1080°, température de fusion de l’or. Six petits moules réceptionnent le précieux liquide. En sortiront des bijoux en forme de soleil, bientôt sertis d’un grenat. « Chaque pièce sera vendue au profit d’une association caritative ou humanitaire » nous dit Sylvie Blanc, coordinatrice de l’opération en Cerdagne.

« Les mains des artisans peuvent travailler en tout lieu, pas les machines », une affirmation que peuvent avancer sans conteste ces garants de la tradition qui ont su allier sans difficulté le grenat et les énergies renouvelables.

l'or fond à plus de 1000 degrés.jpg

La Confrérie « Le Grenat de Perpignan » s’est rendue au Grand Four Solaire d’Odeillo pour sertir ses grenats. Une expérience inédite  au cœur de l’énergie solaire.

01/02/2011

Cerdagne - Energie solaire : Font-Romeu, lauréat de la première vague de l’appel à projets Equipements d’Excellence

Cerdagne,cerdan,font-romeu odeillo,four solaire d'odeillo,énergie solaire,projet socrate,Le projet SOCRATE porté par le CNRS au sein du grand Four Solaire d’Odeillo  a été retenu parmi près de 350 projets et recevra une dotation importante pour mettre en place une plateforme expérimentale nationale.

Dernièrement, Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et René Ricol commissaire général à l’investissement annonçaient les 52 lauréats (sur 336 reçus) des projets d’Equipement d’Excellence dans le cadre du Grand Emprunt. « Nous en avions la conviction et les résultats le démontrent, car partout sur notre territoire, des lauréats ont émergé, et ce, dans l’ensemble des disciplines : à Font-Romeu et à Saclay, les projets SOCRATE et ROCK, permettront le développement de nouveaux matériaux et de nouvelles manières de capter l’énergie solaire » a dit Valérie Pécresse dans son discours. Doté au total d’un milliard d’euros, cet appel à projets permet aux laboratoires français d’acquérir des équipements scientifiques de pointe pour réaliser des travaux de recherche au meilleur niveau mondial, au service de l’accroissement des connaissances de l’innovation. Le député François Calvet s’est réjouit de la nouvelle « La ville de Font-Romeu bénéficiera de la manne financière accordée au projet intitulé SOCRATE porté par le CNRS et doté d’une somme de 4 500 000 € ».

Four solaire d’Odeillo et Thémis

Le projet SOCRATE (SOlaire Concentré : Recherches Avancées et Technologies Energétiques) s’inscrit dans les recherches sur les énergies alternatives, dans le domaine de l’énergie solaire thermique et à concentration. Il a pour but de mettre en place une plateforme expérimentale nationale, à dimension internationale, dans le domaine du solaire à concentration, notamment pour des applications énergétiques. La plateforme SOCRATE s’appuie sur les installations solaires existantes : Four solaire d’Odeillo Font-Romeu et concentrateur à tour de Thémis à Targasonne. Elles seront complétées par une nouvelle installation cylindro-parabolique et des moyens de caractérisation des matériaux solaires. Son originalité réside dans les hautes concentrations obtenues.

 Fomation à Font-Romeu et Montpellier

La formation s’effectuera en collaboration avec les Universités de Montpellier II et de Perpignan et aboutira également à la création à Perpignan d’un nouveau département Polytech’Montpellier « Energétique-Energies renouvelables ». Le projet se réalisera à Perpignan et Font-Romeu. La plateforme sera ouverte aux entreprises à travers des projets de recherche collaboratifs basés sur le partage des coûts et des résultats, des prestations de service. Les recherches menées contribueront également au développement de PME innovantes. Il est à souligner que les recherches dans le domaine du solaire thermique et à concentration permettront de développer davantage cette énergie basée sur une ressource inépuisable et non génératrice de gaz à effet de serre.

 

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Le projet SOCRATE, énergie solaire et matériaux en conditions extrêmes, fait partie des 52 lauréats retenus pour la 1ere vague de l’appel à projets Equipements d’Excellence du programme Investissements d’avenir.

18/01/2011

Cerdagne - Saillagouse - Les premiers habitants de l’Europe dans le cadre des Soirées des Lumières

Photo S. Gregoire.jpgC’est à une immersion dans la préhistoire que les « Soirées des lumières » vous invitent ce jeudi au cinéma de Saillagouse, avec comme guide, Sophie Grégoire, ingénieur d’études au CNRS, Université de Perpignan Via Domitia, et chargée du suivi pédagogique des Masters en Sciences préhistoriques au Centre Européen de Recherches Préhistoriques de Tautavel. Cette spécialiste de pétroarchéologie, capable de faire parler les roches siliceuses pour éclairer la vie des hommes au paléolithique, fera le point sur les connaissances actuelles et les découvertes récentes au cœur même de notre région, en ce qui concerne l’arrivée des hommes sur le continent européen. Plusieurs sites préhistoriques majeurs en Géorgie, Espagne, Italie et en France jalonnent cette épopée et témoignent des modalités d’implantation, de diffusion et d’évolution des populations humaines en Europe. De récentes découvertes à Lezignan, la Cèbe, dans l’Hérault, attestent de la présence humaine en Europe Occidentale il y a 1.85 millions d’années.

En plus de dater précisément le phénomène d’implantation humaine sur un nouveau continent depuis le foyer africain, ces sites préhistoriques documentent remarquablement les comportements culturels, les modes de vies, et le contexte environnemental de ces populations du passé. La conférence sera suivie d’un débat.

Renseignements : 04 68 04 15 47

Jeudi 20 janvier à 20h30 Salle du Cinéma. Entrée libre

23/11/2010

Cerdagne - Llo - 2e conférence ce jeudi Soirées des Lumières : Controverse climatique, réalité et fiction présenté par Guy Jacques

Guy Jacques.jpgEncore un sujet d'une brûlante actualité, pour la deuxième conférence des Soirées des Lumières, à la salle polyvalente de Llo. Le tout récent rapport publié par l'Académie des Sciences conclut à la responsabilité indiscutable du C02 dans le réchauffement de l'atmosphère et à la responsabilité humaine dans les émissions du CO2.

La polémique entre les « réchauffistes », « les climatosceptiques », parmi lesquels, en figure de proue, Claude Allègre, est-elle pour autant terminée ?

Pour répondre à cette question, les organisateurs du cycle de conférences ont fait appel à un éminent spécialiste, Guy Jacques, auteur d'ouvrages tels que « Explique-moi....le climat », ou « le changement climatique ». Ce chercheur en écologie marine, aujourd'hui directeur de recherche honoraire au CNRS, a dirigé de nombreuses campagnes océanographiques en Méditerranée et dans l'Océan Antarctique. Grâce à son travail au sein d'équipes pluridisciplinaires, il a élargi son champ de compétences au point d'être devenu un vulgarisateur hors pair sur des sujets comme le cycle de l'eau, du carbone, le développement durable, le lien entre l'océan et l'atmosphère et bien sûr le climat.

Pour être vraiment informé sur le réchauffement climatique et les thèses en présence, voilà une conférence et le débat qui suivra qu'il ne faut pas manquer !

Renseignements : 04 68 04 15 47 - Entrée libre

Jeudi 25 novembre 2010 à 20h30  à la Salle polyvalente

24/03/2010

Des élèves ingénieurs se penchent sur la gouvernance du Contrat de Rivière

un point de discontinuité sur la Vanéra.jpgUne dizaine d'élèves de l'ENGREF (Ecole Nationale du Génie Rural et des Eaux et Forêts) étaient en Cerdagne pour une étude commanditée par l'Agence de l'Eau. Le but : faire le point de la gouvernance du Contrat de Rivière dans un contexte transfrontalier.

Le Contrat de Rivière du Sègre en Cerdagne est un outil de mise en place et de planification d'études et d'actions destinées à améliorer la qualité de l'eau et des milieux aquatiques. Signé en janvier 20008, le Contrat de Rivière arrive à mi-parcours en 2010. A l'occasion de l'exercice de bilan présenté en juin au Comité d'Agrément du Bassin Rhône Méditerranée, l'Agence de l'Eau Rhône-Méditerranée a sollicité les étudiants de l'ENGREF afin qu'ils s'interrogent, d'une part, sur la gouvernance du dispositif et d'autre part, de rencontrer tous les acteurs qui sont partie prenante de ce dispositif, qu'ils soient engagés activement ou non  dans le Contrat de Rivière. L'idée étant pour ces élèves de travailler dans des conditions d'un bureau d'études.

Rencontre avec les acteurs

Sous la direction de Caroline Maury, maître de conférences en sciences politiques et spécialisée dans la coopération transfrontalière, les futurs ingénieurs venant de Montpellier et Clermont-Ferrand, ont travaillé sur cartographie et hydrographie. Ils ont également œuvré dans le domaine des sciences sociales dans la mesure où ils ont provoqué des entretiens avec les usagers de l'eau sur le territoire, autant les institutionnels que les individuels : associations, ASA ou agriculteurs. En compagnie de l'équipe du Contrat de Rivière, Sébastien Durand, chargé de mission et Magali Marimon, technicienne de rivière, les élèves ont fait le tour des différents points emblématiques et enjeux du Contrat de Rivière telle la gestion quantitative de la ressource. Ils ont également pu voir les nouvelles installations à la Vignole et Palau de Cerdagne ainsi que les sources de conflits que sont les lieux de prélèvement d'eau par les Espagnols, comme le Canal de Puigcerdà, le canal de Ger ou encore le canal de Llivia.

Faire des propositions

Pour Caroline Maury, il est important que « Les élèves ingénieurs se rendent compte de visu, qu'il y a une différence entre la théorie et la réalité du terrain ». Leur positionnement est clair et objectif. Ils apportent un regard extérieur et neuf leur permettant de faire des propositions. Leurs conclusions ne prennent aucunement partie pour l'un ou l'autre acteur et reposent sur des bases scientifiques. Pour Mathieu, « ce genre d'étude nous permet de rencontrer des acteurs sur un cas concret. Sur le plan pédagogique et humain, c'est passionnant ».

Nos futurs ingénieurs nationaux proposent une restitution orale de leur travail le jeudi 25 avril à 18h30 au centre socio-culturel d'Osséja.

élèves ingénieurs devant la Vanéra.jpg