31/01/2013

Cerdagne - Sainte-Léocadie - Le Caïman navigue en Cerdagne

Le Caïman, nom du NH-90 dans les armées françaises, livré le mois dernier à la STAT aéronautique de Valence est au Centre de Vol en montagne pour des vols expérimentaux.

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Le NH-90 remplacera petit à petit le Puma dans l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (Alat). Photo : F. Berlic

Le tout nouvel hélicoptère de transport, le NH-90 remplacera petit à petit le Puma dans l’Aviation Légère de l’Armée de Terre (Alat). Livré le 22 décembre dernier à Valence, un des premiers engins est en cours d'essai au Centre de Vol en Montagne de Sainte-Léocadie pour tester certaines applications, particulièrement en conditions de froid et environnement montagneux. La STAT (Section technique de l'Armée de Terre) a en priorité ces équipements de l'ALAT pour les expérimenter de façon opérationnelle.

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Premier appareil doté en série de commandes de vol électriques, il possède une grande manoeuvrabilité et agilité qui lui permettent d’assurer des missions de jour comme de nuit même dans de très mauvaises conditions météo. Photo : F. Berlic

Réactualisé en permanence

Le commandant de la base de l'EALAT de Sainte-Léocadie, le capitaine Lacambre a eu la chance de piloter le Caïman "On est dans une autre dimension, ce sont vraiment les hélicos du 21e s. On forme actuellement les pilotes et ces vols d'essai permettent que les procédures évoluent. Nous sommes en relation constante avec le constructeur, Eurocopter". La grande nouveauté sur le Caïman, c'est que les commandes de vol sont électriques et tout est centralisé. "A chaque vol, nous procédons à des enregistrements de paramètres que les ingénieurs experts vont par la suite étudier. Notre rôle est de donner un mode d'emploi opérationnel aux Forces" explique le lieutenant-colonel Portel, chef d'équipe d'évaluation de l'appareil. Un sentiment quelque peu grisant d'être à l'origine de l'utilisation de l'aéronef.

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Photo : F. Berlic

Un condensé de technologie

La technologie déployée dans cet appareil de nouvelle génération va permettre une grande liberté d’action et une permanence tout temps sur le terrain. Sa manœuvrabilité, son agilité, sa résistance, sa capacité de pénétration et son autoprotection vont faire de cet hélicoptère de l’armée de Terre un appareil incontournable de l’aéro-combat à l’instar de l’hélicoptère d’attaque Tigre. "Le NH-90 dispose aussi d'un cockpit entièrement numérique avec écrans couleurs, adaptés pour les missions de nuit avec lunettes de vision nocturne" rajoute le capitaine Lacambre. Quelques exemplaires ont été livrés notamment à l’école inter-armée du Luc-en-Provence, l’objectif étant de lancer la formation des futurs équipages et mécaniciens qui devront travailler sur cet appareil ultra-moderne.

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Le NH90 en quelques chiffres

Fabrication : NHI (6 nations européennes)

Longueur : 19m. Pds : 7T

Contenance : 20 personnels + 3 personnels navigant

transport de fret : 2,5Tonnes

Mise en service : fin 2013-début 2014

Prix : 24 M€

13/09/2011

Cerdagne - Porta – Latour de Carol - Le feu maîtrisé mais pas encore éteint

Le feu qui a détruit 150 ha de forêt sur les communes de Porta et Latour de Carol « était maîtrisé dès dimanche matin. Mais les nombreuses reprises de foyers ont nécessité la présence de 300 pompiers.

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Le feu qui a ravagé la forêt de conifères et feuillus entre Porta et Latour de Carol a peu évolué dans la nuit de samedi à dimanche. Frédéric Lhomme, chef des opérations dès samedi soir indique « Le feu n’est pas préoccupant car nombre de lisières sur les parties avant du feu ont pu être traitées. Trois hectares supplémentaires ont brûlé mais nous restons très vigilants car qui dit feux de montagne dit feux qui couvent ». Ce sont donc 300 pompiers qui combattaient les flammes ou étaient en renfort hier. La moitié de l’effectif provenait du département, une centaine d’hommes venaient de la Sécurité Civile de Brignoles, un colonne de 60 pompiers de l’Hérault et une vingtaine d’Ariège.cerdagne,latour de carol,porta,incendie,feu de forêt,sdis,pompiers,centre de secours et d'incendie,alat,sécurité civile

Encore des moyens aéroportés

Dès samedi après-midi, les Catalans quittaient la Cerdagne, appelés sur un feu en Espagne à Manresa. Dès lors, dimanche, le seul appui aérien provenait du Détachement d’Intervention Héliporté de la sécurité civile. Le commando du feu était emmené sur les reprises par les Pumas de l’EEALAT du Cannet des Maures, aidés efficacement par l’ALAT du Centre de Vol en Montagne de Sainte-Léocadie (en photo à droite : le capitaine Eric Lacambre, commandant la base de Sainte-Léocadie). A noter que le buldozer de la Sécurité civile a ouvert une piste de 500m pour permettre l’établissement de grandes longueurs et faire la jonction avec le DIH.

Cette zone de montagne étant peu accessible, les pompiers étaient sur les lieux de l’incendie toute la nuit et pour plusieurs jours encore.

 

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De nombreuses reprises de feu étaient visibles toute la journée de dimanche (photo 1). Les pompiers ont œuvré toute la nuit et dès le matin 6h pour éteindre les foyers persistants. Ici deux femmes du centre de secours de Saillagouse, à droite Jessica et à gauche Laura pour qui le feu de Porta était la 1ere intervention. Un joli baptème du feu !

11/09/2011

Cerdagne - Plus de 300 pompiers français et espagnols ont lutté contre un important incendie de forêt

Environs 150 ha sont partis en fumée sur les communes de Latour de Carol et Porta. Des moyens aériens d’envergure ont été engagés dès le départ du sinistre a priori d’origine accidentelle.

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Le spectacle de l'incendie. le feu a ravagé 150 hectares à l'endroit  même où un incendie s'était déclaré il y a 25 ans, en septembre 1986. 400 hectares avaient brûlé.

De très importants moyens terrestres et aériens ont été engagés sur le feu de forêt le plus important du département cette année.  C’est vers 16h, vendredi, que l’alerte était donnée par un habitant de Quès, hameau de Latour de Carol. Très vite les pompiers de Cerdagne et Capcir étaient sur site ainsi que les hélicoptères bombardiers d’eau catalans (HBE) venus de Gérone et Barcelone. La conjonction des trois paramètres, température élevée, végétation très sèche et dénivelé important a été  la cause d’une propagation extrêmement rapide du feu.

Contenu la nuit

A 20h, l’intervention des canadairs venus de Marignane, des trackers, d’un DASH et des avions bombardiers d’eau était interrompue par la nuit. Il n’y avait que les hommes au sol pour combattre le feu qui s’est propagé sur deux grands fronts après que le vent ait subitement tourné. Une équipe spécialisée en contre-feu du SDIS était alors hélitreuillée par le Dragon 66 de la Sécurité Civile. Alexandre Trani chef de colonne jusqu’à samedi matin espérait que le feu se calme durant la nuit « Nous avons allumé des feux tactiques et demain matin nous attendons une attaque aérienne massive ». Effectivement, le samedi matin grâce au travail remarquable des pompiers, le feu était contenu. Cependant, on devait déplorer six blessés heureusement sans gravité parmi les combattants du feu.

320 pompiers mobilisés

Le samedi dès 7h, les HBE catalans pompaient sans relâche l’eau de la carrière de Quès pour lâcher à chaque largage, de 700 à 1000 litres d’eau. Des centaines de rotations incroyables effectuées par des catalans qui n’avaient pas l’intention de laisser repartir les dizaines de foyers encore fumants. Quatre canadairs de Marignane et deux trackers intervenaient à leur tour. Mais le vent se levait vers 11h, laissant craindre une reprise des braises. Finalement, ce sont 320 pompiers dont 80 espagnols qui étaient sur site pour arrêter coûte que coûte cet incendie qui avait atteint la crête espagnole.

Le DIH opérationnel

En fin de matinée, le Détachement d’Intervention Héliporté (DIH) entrait en opération « Deux hélicoptères Puma et une Gazelle de l’Ecole d’Application de l’Armée de terre de Cannet des Maures dans le Var ont héliporté en tête de feu, une unité complète de Brignolles. 30 militaires ultra spécialisés ont pour mission d’allumer des feux tactiques pour protéger la ligne de crête. Ils étaient il y a peu à Fukushima » précisent le commandant Graffeille du DIH et Emmanuel Moulard, directeur du cabinet du préfet. Rajoutons que dès 16h vendredi, l’ALAT de Sainte-Léocadie, prévenue par la Direction militaire départementale a prit une part active lors des secours en accueillant et ravitaillant à la base les hélicoptères espagnols, les hélicoptères de Cannet des Maures et le Dragon 66.

Il y a 25 ans presque jour pour jour

Les habitants de la vallée du Carol avaient l’impression de revivre le même drame qu’il y a 25 ans. Il faut dire qu’en septembre 1986, un incendie provoqué par la foudre avait détruit plus de 400 ha au même endroit. « Ce qui part en fumée, c’est les plantations que nous effectuées depuis 1989. L’ONF a fait quatre tranches de travaux avec la plantation de 12 000 plants, alizée blanc, pins à crochets, mélèzes, bouleau. C’est une catastrophe» nous dit Jacques Volle, agent patrimonial de la forêt de Latour de Carol.

Heureusement, cette fois-ci, les moyens aériens ont été déployés en nombre et rapidement, ce qui n’avait pas été le cas en 1986.

Encadré

Un combat franco-catalan

Les pompiers Catalans et Français ont uni leurs efforts pour combattre ce feu spectaculaire. Près de 80 pompiers catalans sont venus prêter main forte à leurs homologues.  Concernant les aéronefs, on a pu compter 3 hélicoptères bombardiers d’eau venus de Barcelone et Gérone, 25 véhicules venant de Cerdagne espagnole, de Barcelone et Tarragone. « Pour contourner l’obstacle de la langue, un coordinateur bilingue a été envoyé par l’Espagne. Il est demeuré dans un hélicoptère de commandement tout au long des opérations. A terre, dans chaque secteur où l’on trouvait conjointement les deux nationalités, un chef bilingue était désigné » dit Carlos de Pablos, commandant les opérations espagnoles.

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Des moyens importants ont été déployés dès vendredi après-midi. Les trackers ont largué du retardant (photo 1) et les canadairs ont effectué de nombreuses rotations (photo 2) tout comme les hélicoptères bombardiers d’eau espagnols (photo3). Toute la nuit, la forêt a continué à s’embraser (photo 4 et 5) mais 320 hommes étaient sur site le samedi matin pour stopper ce sinistre dont la cause demeure encore inconnue. Les gendarmes de la communauté de brigades de Bourg-Madame et Saillagouse étaient sur place pour recueillir des indices.

photos : F. Berlic

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 Les trackers ont largué du retardant

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Quatre canadairs de Marignane ont largué à chaque passage 6000 litres d'eau chacun. Ils ont rechargé au Lac de Matemale et ont été opérationnels vendredi et samedi.

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Le feu s'est déclaré vendredi 9 septembre vers 15h45. Il a ravagé en deux jours, 150 hectares.

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Intervention de canadairs.

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Les hélicoptères bombardiers d'eau (H.B.E.) venus de Gérone et Barcelone ont accompli un travail remarquable et ont permis au feu de ne pas prendre plus d'ampleur au tout début du sinistre.

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L'embrasement des pins. L'incendie au-dessus du hameau de Quès vendredi soir.

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Les H.B.E. espagnols venaient faire le plein d'eau à la carrière de Quès. Un ballet incessant pour sauver la forêt cerdane.

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Le P.C samedi matin.

16/02/2010

Sainte-Léocadie : la journée des élus au centre de vol en montagne

3 survol de la cerdagne par les élus de dorres et d'enveitg.jpgLe centre de vol en montagne situé à Sainte-Léocadie a organisé une journée d'informations en direction des élus de Cerdagne en signe de concertation. Au menu, briefing du capitaine Pialat, visite de la base et survol en hélicoptère du territoire. La journée s'est achevée sur la traditionnelle cérémonie des vœux.

Nombreux sont les élus qui ont répondu à l'invitation du capitaine Pialat qui leur proposait, une après-midi durant de les informer sur le rôle du centre de vol en montagne. Car si d'aucuns savent l'utilité de ce lieu, les élus se doivent de « rendre des comptes » à leurs administrés sur les quelques nuisances sonores émises par les hélicoptères lors des vols d'entraînement. Durant 45 mn, le capitaine Pialat a fait un exposé détaillé et explicite de la mission du CVM. C'est en présence du sous-préfet, Bernard Mouline et du chef de corps de l'Ecole de l'ALAT (Aviation Légère de l'Armée de Terre), le colonel Salva, venu spécialement du Cannet des Maures pour l'occasion que s'est déroulée la journée.

2800 heures de vol

Le capitaine Pialat, après avoir fait un rapide historique de la base, a rappelé la mission du CVM : « Former des aéro-combattants aptes à être 1 visite du centre de vol.jpgengagés dès leur sortie d'école en opération extérieure et former en particulier, des chefs au combat ». Au C.V.M., la vocation première de l'A.LA.T. est l'instruction du pilotage de base sur hélicoptère de son personnel  mais elle se voit aussi confier la formation de pilotes d'hélicoptères de la Marine Nationale, de la Gendarmerie et des différents corps de l'Etat utilisant ce type d'appareil. Ainsi, les pilotes de la sécurité civile 66 sont quasiment tous issus de Sainte-Léocadie. Mais l'entraînement est la base de la formation. Aussi, le CVM comptabilise-t-il 2800 heures de vol pour 2009.

Une dimension européenne et 200 stagiaires instruits

Alors que d'autres unités sont relocalisées, ont disparu ou encore sont en passe d'être dissoutes, le capitaine Pialat précisera à l'assistance que « Le C.V.M. demeure la seule base française localisée en montagne permettant une instruction vol en montagne ». Si la base a accueilli cette année les habitués (brigades d'instruction de la base école de Dax, douaniers, détachements de l'armée de l'air, unités Belges et Allemandes), la venue de 75 militaires tchèques et six hélicoptères donne une dimension européenne au C.V.M.

2 le sous-préfet et georges armengol.jpgLa Cerdagne vue du ciel

Après la théorie, la pratique pour nos élus, le conseiller général Georges Armengol en tête qui argumentera « quand on connaît les problématiques des conflits, c'est bien que la Cerdagne accueille ce centre de formation exceptionnel ». Et cerise sur le gâteau, un vol au-dessus de la Cerdagne étaitmaitre de chien.jpg proposé aux maires des hauts cantons. Une belle façon de voir le point haut du département d'encore plus haut et selon le sous-préfet Bernard Mouline, « De se rendre compte que la Cerdagne est bien conservée, avec un espace bien utilisé et on voit que c'est un bassin de vie, une unité...et une base pour l'intercommunalité !». Un tour en hélico particulièrement apprécié de tous suivi d'une démonstration du maître chien ont activement occupé l'après-midi.

Les vœux du Capitaine Pialat4 les voeux du capitaine Pialat.jpg

En début de soirée, le capitaine Pialat, entouré de tous les militaires de la base a formulé ses vœux de bonne année. Dans un discours volontaire, il a rappelé à la nombreuse assistance, la raison d'être du CVM et d'en faire un bilan d'activité pour l'année 2009. Il en profitait pour présenter le personnel qui a rejoint le centre depuis un an, avant d'énumérer les rendez-vous qui l'attendent en 2010. Il faudra d'emblée noter les 50 ans du CVM le 18 juillet prochain. Après l'allocution du maire de Sainte-Léocadie, Jean-Marie Aris, du conseiller général, Georges Armengol et du sous-préfet Bernard Mouline, un apéritif dinatoire était servi au public, clôturant ainsi une journée plus qu'instructive sur le rôle essentiel du Centre de Vol en Montagne en Cerdagne et sa vocation internationale.

Quelques repères

Depuis le 9 juin 1960, un détachement permanent est créé à Sainte-Léocadie-Saillagouse pour l'entrainement en montagne.
Le fanion de l'école est décoré de la médaille de l'aéronautique par Michel Debré, ministre d'état chargé de la Défense Nationale, le 18 septembre 1969.
capitaine ss préfet colonel.jpgL'école reçoit son étendard, portant son nom et sans inscription, le 6 février 1981.
La vocation première de l'ES.ALAT est l'instruction du pilotage de base sur avions et hélicoptères du personnel de l'ALAT, mais elle voit se confier aussi  la formation des pilotes d'hélicoptères de la Marine nationale, de la Gendarmerie et des différents corps de l'Etat utilisant des appareils à voilure tournante (sécurité civile, douanes, police, etc...). Elle instruit de nombreux stagiaires étrangers. 

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